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En 2007, un premier Marillion-Weekend avait déjà été salué par les admirateurs du groupe et j'en avais vaguement capté les échos, alors que je débutais mon regain d'intérêt pour ces artistes que j'avais négligemment écartés au début des années 80.

Depuis dix ans, j'ai pu admettre mon erreur de jugement, reconstituer leur univers au sein du mien. Hélas, cinq éditions de MWE se sont succédées avant que je me décide enfin à m'y rendre.

Je m'étais fixé pour objectif d'assister au moins une fois à cette mythique assemblée (ou "Convention" en english), tel un acte de contrition pour laver ma faute, à la nuance près que cette démarche n'avait rien d'une douleur, sauf celle d'attendre mon heure !

Entre la réservation fin mai 2016 et les étapes qui ont abouti enfin à la confirmation de notre accès ce 25 janvier 2017, de longs mois ont été bercés d'envie, d'angoisses, et d'une excitation sans cesse grandissante ! De surcroît, je ne pouvais pas compter sur une hypothétique tempérance de mon entourage ; ma P'tite Fée n'a rien fait pour calmer mon enthousiasme (doux euphémisme !). Avec le recul, quel moment délicieux que ce désir incandescent enfin satisfait !

 

L'organisation (qui s'avèrera parfaite de bout en bout) est méthodique et rassurante : la messagerie de nos futurs colocataires nous est communiquée afin de faciliter nos arrivées respectives ; moyen sympathique de faire connaissance avec Xavier, Véronique, Christian et Fanny.

 

Le grand Jour du départ, tout est fin prêt !

 

JEUDI 23 MARS 2017

Départ de chez nous vers 9h15, pour un peu plus de quatre heures de routes traversant les Flandres françaises et belges. C'est la première fois que je roule sur ces routes néerlandaises étonnamment plates, au ras de la mer, ponctuées notamment d'un pont de 2500 mètres qui enjambe la mer du Nord et d'un tunnel de 6600 mètres.

Nous arrivons vers 13h30 au Center Park de Port-Zélande situé sur la côte de la petite province néerlandaise de ZELANDE, frontalière avec la Belgique. Des véhicules estampillés Marillion convergent déjà des quatre coins de l'Europe. Les pèlerins affluent comme attirés par une Force irrésistible !

 

Avant de pénétrer au Paradis, nous prenons tout de même le temps de nous restaurer sur l'aire de stationnement du parc. Nous humons le parfum du bonheur enfin proche qui se mêle avec celui de la mer du Nord. Le soleil brille et les mouettes crient, on se sent bien …

 

Mais à ce moment précis, je ne détenais pas encore le précieux Sésame ; ma nature inquiète ne pouvait que tempérer ma joie et exciter mon impatience. Nous ne nous attardons donc pas, d'autant moins que nous observons déjà les premiers arrivés à l'accueil, servis et ravis bien que l'heure d'ouverture annoncée (15h) ne fut pas atteinte ! Des cris de joie manifestent une réelle satisfaction parmi les habitués qui se retrouvent là, probablement après deux années d'attente !

Pas de galère, tout se passe parfaitement dès l'accueil, nous en ressortons avec clé et enveloppe contenant le programme, le plan du site et … Mais il sera toujours temps de prendre connaissance du contenu plus tard ; nous sommes impatient de découvrir le chalet !

 

Première rencontre fortuite, Marjana Semkina toujours aussi souriante qui déambule aux alentours ! Je lui bafouille un "Salut, content de te revoir ! À bientôt !".

Après un bref jeu de parcours fléché dans les allées, nous parvenons enfin au 552, jolie construction bordée de verdure, posée en face d'une baie occupée par des voiliers !

Somewhere Else ? Non bien sûr !!!

Tiens, deux de nos quatre colocataires (Xavier et Véronique) ont déjà déposé leurs bagages (en fait nous venions de croiser la voiture de ces picards sans le savoir). Nous choisissons nos chambres, déposons nos affaires et n'omettons pas de ranger les réserves de bières au réfrigérateur ! Elles n'ont d'ailleurs pas le temps de rafraichir car la première tournée s'impose après ces premières émotions ! Le deuxième couple de colocataires (Christian et Fanny), des normands, ne tarde pas à se pointer également ; Christian a eu l'excellente idée d'amener sa gratte (avec laquelle il nous fera le plaisir de quelques interprétations adéquates durant le séjour) !

Le groupe de six, improbable avant cet évènement, est ainsi réuni et s'entend pourtant bien dès le départ ! A entendre leurs récits des précédentes éditions, notre surexcitation monte encore d'un cran.

 

Je partage avec nos nouveaux amis ma joie de découvrir dans l'enveloppe d'accueil une carte anniversaire à mon attention, signée des membres de Marillion !!! (Il ne manque que celle de Steve Rothery mais ce n'est pas grave je la recueillerai le lendemain, avec celle de Lucy par la même occasion !). Cette délicate attention me touche profondément et démontre bien que le groupe, et Lucy en particulier, cherche à entretenir un bon état d'esprit basé sur le respect mutuel. Mon négligeable anniversaire est juste une illustration de leur démarche générale.

 

Sur le conseil avisé de Xavier, nous nous rendons vite aux échoppes car mieux vaut profiter de l'absence du gros bataillon des acheteurs qui n'est pas encore arrivé ! (Idée qui s'avèrera astucieuse puisque très vite le stock s'épuisera bien avant la fin du séjour !)

Les produits sont vendus à des prix relativement modestes : c'est la quantité qui vide le compte bancaire ! Nous nous sommes lâchés en achetant quatre t-shirts (dont deux girlies), un hoody (gilet à capuche), un dvd (MWE2015) et des sacs MWE. Nous y retournerons les jours suivants pour acheter deux mugs (dont un qui s'imposait avec ma p'tite fée en photo parmi d'autres), un tour de cou, des cartes postales, le cd de Panic Room, … Notre folie est "compensée" (on se donne bonne conscience comme on peut, hein) par la compilation "Crash Course" offerte en double exemplaire.

 

Cette première étape étant franchie, nous faisons un premier tour des lieux, une p'tite balade autour des sites, pendant que les plus inspirés rentrent au chalet pour préparer leur déguisement en vue de la soirée organisée par Lucy. En effet, nous étions tous conviés à trouver une tenue inspirée d'un thème marillionnesque mais honnêtement nous n'avons pas eu (ou pris) le temps de créer quoique ce soit.

C'est donc un peu piteusement que nous nous infiltrons cependant parmi les joyeux fêtards ! Mais fort heureusement nous constatons que nous ne sommes pas les seuls, nous faisons partie d'une forte minorité, c'est plutôt rassurant !

Nous passons d'abord par l'automate qui délivre les précieux tokens, des jetons estampillés MWE2017 qui permettrons de nous abreuver correctement ; à environ 3€ la bière (25cl) pourquoi se priver ?

 

20h00 "LUCY's 80's disco & fancy dress party". Le bâtiment "adventure factory" qui accueille la fête baigne dans une ambiance surréaliste, peuplée de personnages surprenants ou délirants, c'est juste fabuleux ! Plusieurs thèmes avaient été choisis, mais une forte proportion montrait une attention particulière sur le dernier opus (avec notamment beaucoup de nouveaux rois). La période Fish était bien représentée également, notamment par nos colocataires !

Il aurait été sans doute injuste de récompenser une idée plus qu'une autre et c'est logiquement que Lucy délivre deux prix de meilleur déguisement à deux couples qui avaient conçu un accoutrement de fortune évoquant les titres "happiness is the road" et "white paper". Délicieusement farfelus mais astucieux, je ne me hasarderai pas à les décrire !

 

L'ensemble de cette bande de joyeux drilles se dandinent sur des musiques rock mais éclectiques.

Nous ne nous attardons cependant pas trop tard car nous souhaitons nous préserver quelque peu avant d'entamer le premier jour tant attendu !

 

VENDREDI 24 MARS 2017

Après une p'tite grass'mat ('cré boudiou on est en vacances, quoi !) nous n'omettons pas de sortir avant 10 heures afin de mesurer le groupe de coureurs plus ou moins courageux que Mark Kelly sera parvenu à rassembler ! Nous assistons à l'arrivée et, bonne surprise, Pete Trewavas en fait partie également ! Les plus audacieux (sans moi) n'hésitent pas à solliciter les premiers autoportraits avec les héros encore essoufflés mais souriants.

 

Un p'tit détour par l'adventure factory où répète la fille de Steve Rothery en compagnie de son papa ! Avant le concert prévu à midi, j'enregistre quelques passages de ce premier évènement musical du séjour ! La musique exprimée par la dame est douce et agréable ; rien d'extraordinaire mais c'est bien fait, accompagnée de deux ou trois choristes (selon les titres), d'un guitariste classique et, pour un titre, de Monsieur Rothery à la guitare électrique. Inutile de dire qu'à cet instant mon esprit commence déjà à décoller !!!

 

J'ai beau me pincer mais nous vivons notre rêve ! Une p'tite bière en terrasse sous le soleil radieux s'impose avant de retourner écouter le réel concert de Sylf.

 

SYLF / 12h-13h dans "the adventure factory".

 Bon, je n'ajouterai rien à mes premières bonnes impressions issues de la répétition. Disons que Sylf fut une excellente façon de débuter le séjour parmi un public ouvert et respectueux.

 Programme

Opia

Northern Star

Hold on My Heart

I Know A Place (reprise de MUNA)

Fade Into You (reprise de Mazzy Star) (avec son papa, Steve Rothery)

 

Rappel :

Opia.

 

Nous nous accordons une pause restauration avant un autre concert acoustique !

 

IAMTHEMORNING en duo acoustique / 15h-16h dans "the adventure factory".

Marjana Semkina chante seulement accompagnée de son virtuose pianiste Gleb Kolyadin. La musique éthérée de ce groupe russe m'avait déjà bien enivré au BeProg festival en juillet dernier. Cette configuration intimiste ne fait que confirmer mon intérêt. Impression accrue car je réalise encore davantage le talent de Gleb, à qui je m'empresse de serrer la louche après la prestation ! Ravi, j'ai pu enregistrer quelques plans de ce premier très bon concert.

Programme

5/4

Romance

Matches

To Human Misery

Sleeping Pills

Libretto Horror

K.O.S.

Scotland

Rappel :

I.B. Too.

 

Lors de la réservation, nous avions opté, un peu négligemment il faut bien l'avouer, pour une restauration tous les soirs. Diner à 17h n'est pas dans nos habitudes mais il faudra bien s'y faire si nous voulons être bien placés au premier Grand Concert dans le chapiteau principal !

Buffet à volonté d'une nourriture très variée et ma foi pas mauvaise du tout !

Allons hop, hop, hop faut y aller !!!

 

Bien évidemment, une file d'attente de petits malins est devant nous bien avant 18h30 !!!

Mais ce n'est pas trop grave ; une fois à l'intérieur, nous ne sommes pas si loin que cela de la scène. Le gros des quelques 3000 personnes est derrière nous. Le problème c'est que les bataves et quelques teutons devant nous ne sont pas particulièrement petits et invisibles (euphémisme) ; ma p'tite Fée ne pourra rester longtemps à cette place. Elle regrettera quelque peu (quoique ce soir uniquement) de ne pas avoir suivi l'autre conseil de Xavier qui avait immédiatement réservé deux des quelques places disponibles en gradins situés au fond de la salle.

 

PANIC ROOM / 19h15-20h00 au chapiteau principal

Avant l'annonce sur le site du MWE2017, je n'avais jamais entendu parler de ce groupe gallois qui a été remarqué et invité par Steve Rothery. Ce que j'avais eu alors la curiosité de visionner sur youtube m'avait plutôt séduit. J'avais ainsi découvert qu'il était en fait composé d'anciens membres de Karnataka, un groupe de rock progressif qu'ils ont quitté en 2004.

Panic Room est composé depuis 2006 de Anne-Marie Helder (chant, guitares, flute traversière), de Jonathan Edwards (claviers), et de Gavin Griffiths (batterie), rejoint depuis 2010 par Yatim Halimi (basse), puis par Dave Foster (guitares) depuis 2014. Ils sont venus promouvoir « Essence », un acoustique paru en 2015, et "Skin" paru en 2012.

 

La sonorisation n'a pas été tout de suite idéale, mais après les premières minutes cela s'est arrangé, permettant ainsi d'apprivoiser la musique dont le rock plutôt folk, atmosphérique et délicat est agréable et enjoué.

Je remarque particulièrement les talents d'Anne-Marie Helder qui échange volontiers sa Gretsch avec sa flute traversière. (Je remarquerai plus particulièrement la voix le lendemain lors du concert acoustique). Au clavier, comme à la guitare et à la basse les musiciens assurent un très bon niveau.

 

Programme

Velocity (Incarnate)

Incarnate (Incarnate)

New Song (nouveau titre inédit)

Skin (Skin)

Chameleon (Skin)

Hiding the World (Skin)

Nocturnal (Skin).

 

L'ensemble laisse finalement ma foi une très bonne impression et donne envie de s'intéresser à leur discographie, ce qui après tout était le but recherché du groupe. (Pourtant a priori ils étaient mal barrés avec moi qui jalousais les participants au MWE anglais qui auront droit à Lonely Robot le même premier jour… Nous n'y aurons finalement pas perdu tant que cela !)

 

Mais ce n'était là évidement qu'un apéritif musical et chacun attendait avec impatience l'arrivée des héros de la soirée.

 

 

MARILLION / 20h30-22h45 au chapiteau principal

Peu avant le début du concert, les lumières se tamisent pour laisser apparaitre un mini film sur les deux écrans latéraux. Il illustre la provenance des 46 nationalités représentées à cette édition du MWE2017. Evidemment les saluts montent des différents groupes au fil des pays ; on distingue une majorité de néerlandais (on s'en serait douté), d'anglais et d'allemands mais les français sont bien représentés aussi ! Saluons respectueusement au passage les valeureux aventuriers des contrées les plus éloignées et improbables telles que la Nouvelle Zélande, les Emirats Arabes Unis ou l'Inde !!!

Ensuite, l'écran affiche un "joyeux anniversaire à …" qui me laisse vaguement espérer sans trop y croire vraiment … mais si !!! Délicate et respectueuse attention envers ses admirateurs, les noms des Béliers concernés défilent et … le mien apparait également !!! Whaou, je ne vous raconte pas le son guttural de satisfaction que je n'ai pas pu contenir ! Un pur bonheur, c'est juste énorme, c'est con mais ça fait un plaisir immense et ce geste sympathique aura contribué à m'enivrer pour le reste de la soirée !

Les lumières s'éteignent enfin et le lourd rideau rouge s'ouvre enfin dans un éclat de sons et lumières saisissants !

 

Programme

The Release (1989 - Season's End [UK Bonus CD])

The Other Half (2007 - Somewhere Else)

One Fine Day (1997 - This Strange Engine)

You're Gone (2004 - Marbles)

The Only Unforgivable Thing (2004 - Marbles)

Estonia (1997 - This Strange Engine)

Sounds That Can't Be Made (2012 - Sounds That Can’t Be Made)

Hard as Love (H seul en acoustique) (1994 - Brave)

A Collection (H and Steve Rothery en acoustique) (1991 - Holidays in Eden)

The Answering Machine (H, Steve Rothery, Pete Trewavas en acoustique) (1998 - Radiation)

Faith (en acoustique) (2007 - Somewhere Else)

A Few Words for the Dead (1998 - Radiation)

A Voice From the Past (2007 - Somewhere Else)

Beyond You (1995 - Afraid of Sunlight)

The Great Escape (1994 - Brave)

Gazpacho (1995 - Afraid of Sunlight)

This Town (1991 - Holidays in Eden)

The Rakes Progress (1991 - Holidays in Eden)

100 Nights (1991 - Holidays in Eden).

 

Rappel :

Gaza (2012 - Sounds That Can’t Be Made).

 

Premier choc musical, ce concert fut surprenant par le choix audacieux des titres. Il semble évident que Marillion a tenu à s'adresser à ses admirateurs les plus fervents en choisissant des titres, rarement joués pour la plupart, issus de neuf de leurs dix-sept opus. A cet égard, "The Release" m'a bien déstabilisé car je dois bien reconnaitre que je ne connaissais pas du tout ce titre !

Si au tout début la sonorisation a nécessité un petit réglage, très vite on a atteint la perfection, l'atmosphère délicieuse étant entretenue par un éclairage (déjà) somptueux (il le sera encore davantage le lendemain et le surlendemain !).

Au huitième morceau, Steve Hogarth calme le jeu en revenant seul sur l'avancée de scène pour entamer une parenthèse de quatre titres en acoustique. Au fil de ces chansons, les autres complices viennent le rejoindre. Amusant de voir Mark Kelly avec un mini-clavier qui fait plus penser à un jouet Bontempi qu'autre chose ! Ian Mosley rythme le tout avec de simples maracas !

"A Few Words for the Dead" remet l'électricité en scène pour se replonger principalement dans les années 90.

 

Pour être honnête, lorsque le concert se termine je ressens une petite frustration d'enfant gâté car je n'ai pas entendu assez de titres que j'attendais. Mais avec le recul, au terme du weekend, il faut reconnaitre que ce choix était judicieux, la séduction ne pouvait ainsi que s'amplifier !

Nous nous inquiétons de l'absence apparente de caméras. Cette édition ne serait donc pas filmée (option confirmée par Lucy le lendemain). Difficile de gommer notre amertume tant cette première page mérite déjà d'être conservée !

Détail personnel et agaçant, ma p'tite Fée aura dû se résigner à quitter ma compagnie faute de pouvoir surmonter la taille de ces gaillards nordiques pas vraiment galants. Elle en sera quitte pour visiter les différents points de vue/écoute de la salle pendant le reste du concert…

 

A peine le temps de tirer un premier bilan et de partager les émotions déjà intenses, je me rends ensuite en discothèque ! Qui l'eût cru ? Moi, dans un tel lieu de perdition ? Eh bien pas vraiment en fait, car nous sommes ici entre gens de bonne compagnie !

23h30-…. / LUCY'S ROCK DISCO : la soirée dans "The Adventure Factory" s'avère débridée, aux sons étonnamment très métallos ! On peut s'éclater sur Metallica, Rammstein, …bref une clôture de journée aussi inattendue qu'agréable !

Mais il se fait déjà bien tard et, comme la veille, nous ne tardons pas à nous coucher afin de ménager notre capacité de perception des émotions qui nous semblent promises !

 

 

SAMEDI 25 MARS 2017

Grass'mat, retour à la boutique, puis apéro entre amis (le groupe s'élargit au fil de nos périples) : tout va bien !!!

 

Faut croire que nous avions encore soif puisque nous nous retrouvons après le déjeuner de nouveau en terrasse, sous le dôme central, pour écouter un p'tit divertissement musical !

ED & OLLIE / 13h-14h au Market Dome : deux frangins, un à la percussion l'autre au chant et guitare. Sympa sans être transcendant, juste ce qui faut pour siroter une bonne Affligem et échanger nos premières impressions, ce que nous avons fait en compagnie de nos amis.

Steve Rothery passe et repasse nonchalamment (il semble chercher quelqu'un) en bordure des convives de l'espace ; je crois rêver !

Mark Kelly se faufile discrètement avec sa compagne vers une terrasse supérieure pour déguster son déjeuner.

Ils se sentent en sécurité et en confiance parmi leurs admirateurs respectueux.

 

A l'arrière du Market Dome, alors que nous nous apprêtions à assister à la suite des évènements nous surprenons Lucy, Pete Trewavas et Steve Rothery (j'apprendrai par la suite que nous venons de manquer de peu Steve Hogarth) qui se prêtent aimablement aux séances d'autoportraits, dédicaces et discussions.

Echange de politesses et d'amabilité, Lucy me confirme que le MWE2017 ne sera pas filmé en Zélande cette année, mais au Chili, du 19 au 21 mai 2017. Dommage, très dommage, mais il en faut pour tout le monde, hein …

 

Peu de temps mort, déjà ma curiosité m'incite à me rendre à un autre p'tit concert qui paie pas de mine sur le programme … Bien m'en a pris !!!

LUNA ROSA / 15h30-16h30 dans "The Adventure Factory". En fait, Luna Rosa est l'activité parallèle et acoustique d'Anne-Marie Helder et Jonathan Edwards qui écrivent et se produisent ensemble en dehors de Panic Room.

 

Ce duo permet à la chanteuse de faire clairement valoir son talent remarquable de chanteuse avec une voix aux tonalités douces et nuancées. Comme la veille elle alterne la guitare et la flute traversière.

Bref encore une parenthèse délicieuse.

 

Programme

The Dark Room

Fight or Flight

Disappointment

The Book of Love

Fly Away

Tiny Demons (reprise de Todd Rundgren)

Secrets and Lies

Scream at the Sky

Anthem (reprise de Leonard Cohen)

Gasp

Rappel :

Firefly (chanson de Panic Room)

 

Retour au restaurant pour un diner copieux vers 16h45, avant de se ruer dès que possible vers la file d'attente pour aborder la deuxième soirée.

Nous parvenons cette fois à nous positionner correctement grâce à la complicité de nos amis déjà dans la file. Pas très honnête comme démarche mais bon, après tout ça contrebalance les chapeaux aussi ridicules que malpolis qu'un club de six ou sept bataves nous imposait dans les premiers rangs (grrr!). Ce soir ces casse-pieds sont encore là, mais ils seront derrière, na !

 

Dès l'ouverture des portes vers 18h30, déterminés nous courons à corps perdus vers les premiers rangs ; sur la droite cette fois, face à l'emplacement de Pete. Par bonheur pour ma p'tite Fée, nous y trouvons un galant coforumeur (Phassen, tu es un prince !) déjà installé à la barrière qui la laisse volontiers se frayer un espace suffisant pour lui permettre enfin d'assister au concert en toute quiétude !

 

IAMTHEMORNING / 19h15-20h00 au chapiteau principal

A l'instar de la veille pour la prestation en acoustique, je me réjouis de revoir ces sympathiques russes, même si le répertoire ne me semble pas se renouveler beaucoup. Il est vrai que le BeProg date de quelques mois seulement … Allons bon, je me laisse volontiers bercer par ces douces mélodies !

 

Programme

5/4

Inside

Scotland

To Human Misery

Romance

The Howler

(à déterminer)

"Song about a dead girl"/Broken

Libretto Horror

Matches

Chalk And Coal

K.O.S.

 

Bénéficiant d'une sonorisation correcte, suffisante pour le peu de puissance requise par une musique particulièrement éthérée, ils ont recueilli un succès poli du public qui attendait sans doute davantage d'énergie pour cette première partie de soirée.

 

 

MARILLION / 20h30-22h40 au chapiteau principal

La question du jour qui agite les neurones de tous les admirateurs impatients portait sur le choix du thème retenu pour ce soir !

".com" ? "FEAR" ?? Argh peu importe … mais quand même !

Certains indices sur le site depuis quelques jours laissaient pourtant présager du choix anniversaire, trente ans quand même, ça se fête ! …

Et bââââaaam ! Voyez plutôt le programme, et je vous laisse imaginer la folie qui s'est emparée du public ravi !!!

 

Programme

Clutching at Straws

Hotel Hobbies (première interprétation sur scène depuis 2007 !)

Warm Wet Circles

That Time of the Night (The Short Straw)

White Russian

Incommunicado

Slàinte Mhath

Sugar Mice

Other Old Songs

Lords of the Backstage (première interprétation sur scène depuis 2007 !)

Blind Curve (première interprétation sur scène depuis 2007 !)

Market Square Heroes

Fuck Everyone and Run (F E A R)

El Dorado: I. Long-Shadowed Sun

El Dorado: II. The Gold

El Dorado: III. Demolished Lives

El Dorado: IV. F E A R

El Dorado: V. The Grandchildren of Apes

Living in F E A R

The Leavers: I. Wake Up in Music (Live debut) (première interprétation sur scène !)

The Leavers: II. The Remainers (Live debut) (première interprétation sur scène !)

The Leavers: III. Vapour Trails in the Sky (première interprétation sur scène !)

The Leavers: IV. The Jumble of Days (première interprétation sur scène !)

The Leavers: V. One Tonight (première interprétation sur scène !)

White Paper (première interprétation sur scène !)

The New Kings: I. Fuck Everyone and Run

The New Kings: II. Russia's Locked Doors

The New Kings: III. A Scary Sky

The New Kings: IV. Why Is Nothing Ever True ?

 

Un concert épuisant d'émotions ! Juste inénarrable (désolé pour mon lecteur) ! Ce soir Marillion a vraiment décidé de frapper fort ! Un éclairage hallucinant, des effets pyrotechniques époustouflants ! A tel point qu'à maintes reprises je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Rammstein, tant la chaleur et l'odeur du souffre se mêlaient aux brouillards et jets d'azote ; ça pétait partout sans jamais nuire à la qualité musicale !

Je ne m'étendrai pas sur l'évident talent des cinq musiciens qui furent une nouvelle fois extraordinaires.

L'ambiance de folie fut évidemment extraordinaire sur les titres phares tels que "Incommunicado", et devint davantage admirative pour le second volet, "FEAR".

En ce qui me concerne, mon vœux fut exaucé : The Leavers, peut-être mon titre préféré de l'opus (quoique), enfin interprété sur scène !!! Et quelle interprétation mes amis ! Un extrait concentré de Bonheur à l'état pur !!

Epuisés, ravagés, abasourdis … à la fin du concert nous avions déjà du mal à redescendre sur le plancher du chapiteau. Je pensais avoir sans doute vécu le plus beau concert du weekend… (Mais c'était sans compter avec l'imagination de ces magiciens de l'âme !)

 

Un bilan autour d'une mousse s'imposait au chalet ! Nous étions tous revenus émerveillés par tant de beautés musicales et visuelles ! Les anciens comme les plus jeunes, nous sommes tous complètement subjugués !

Impossible d'imaginer mieux le lendemain ! (et pourtant le vaisseau spatial reste en vol…)

 

Allons, histoire de se changer les idées nous filons à l'adventure factory pour une nouvelle fête nocturne !

23h30-…. Rockaoke : Très éclectique et étonnamment souvent metal ! Des amateurs se lancent dans l’interprétation de morceaux aussi éclectiques que Metallica et Prince, en passant par divers styles toujours très rock !

Mais décidément nous préférons encore nous retirer avant minuit, histoire de nous préserver le plus possible, car à l'issue de nos discussions, nous avons un pressentiment persistant quand même : the best is yet to come !

 

 

DIMANCHE 26 MARS 2017

Grass'mat impérative, petit déjeuner, ballade au bord de la mer du Nord (sous un soleil omniprésent) et apéro entre amis ; allo la Terre, ici tout va bien !!! … sauf que c'est déjà le dernier jour et on aimerait cependant bien que cela continue encore …

Une visite au chalet du WebFrance pour acheter le sweat imprimé spécialement pour ce MWE2017 ; encore une occasion de discuter entre amis !

 

On s'enfile un léger casse-dalle, juste pour tenir jusqu'à l'heure du diner anticipé.

 

Au départ, je ne percevais pas vraiment l'intérêt de la prochaine étape. Les anciens m'ont chaudement conseillé de ne pas rater cet évènement. Je n'imaginais pas alors à quel point ce spectacle allait me bouleverser.

13h30-15h au chapiteau principal : PHOTOS, Q&A, SWAP THE BAND

Le chapiteau est quasiment aussi plein que pour les soirées. Arrivés juste à l'heure, nous ne parvenons pas à nous placer agréablement ; on se réfugie d'abord tout au fond au pied des gradins puis sur le côté, derrière l'espace dédié aux handicapés, d'où on ne voit pas trop mal.

D'abord nous assistons à une série de bavardages sur scène avec tous les membres (décidément disponibles) qui répondent volontiers à une série de questions choisies puis posent tout aussi volontiers avec d'heureux élus.

 

Dans les jours qui ont précédé ce MWE, les admirateurs musiciens pouvaient transmettre un enregistrement de leur talent en vue d'une sélection pour obtenir le privilège de jouer sur scène avec Marillion. En cette dernière journée, les sélectionnés étaient invités à monter sur scène avec leur groupe favori.

Difficile d'identifier la source de l'émoi qui s'est alors emparé de moi. La fatigue, le trop plein d'émotions, l'admiration, le plaisir, la joie ? Qu'importe, je suis bien obligé de vous avouer que je me suis mis à chialer en m'imaginant à la place du valeureux allemand sélectionné pour jouer à la place de Rothery, avec le matériel du Maître, parmi les autres Marillion, pour un vrai titre, sur leur scène et devant leur public !!! Juste extraordinaire. Les autres admirateurs heureux élus se succèdent et me provoquent les mêmes sensations.

Respect messieurs de Marillion, votre volonté de faire plaisir à votre fidèle public vous honore au plus haut point. Leur humanité est déjà visible à l'aune de leurs antécédents et de leurs messages, mais là c'est juste évident.

 

Programme

The Release (Steve Rothery remplacé par Harley Eisenbarth)

Power (Ian Mosley remplacé par Derek Kelly)

Sugar Mice (Pete Trewavas remplacé par Dominik Berg)

Hooks in You (Steve Hogarth remplacé par Grace Bark, une femme au micro !)

Incommunicado (Mark Kelly remplacé par ‎Jason Dykes‎).

 

Encore une fois bien secoué en sortant de ce chapiteau, nous n'avons pas le temps de souffler et allons vite fait nous restaurer vers 16h45, avec la ferme intention de bien nous placer dans la dernière file d'attente, grâce à la complicité de nos amis. Double satisfaction en attendant sous le soleil, on sera bien placé et les bataves avec leurs chapeaux ridicules seront cette fois aussi derrière nous ! (il n'y a pas de petits plaisirs, héhé). De fait, dès l'ouverture des portes vers 18h30, nous courons comme des fous pour atteindre le deuxième rang (eh oui, il y a toujours plus malins), toujours à droite (côté Pete). Ouf !

 

 

HARRY PANE / 19h15-20h00 au chapiteau principal

Cet anglais est bien heureux d'être là et on le comprend. Mais bon, juste un chanteur guitariste pour clore les premières parties de Marillion … on aurait pu espérer mieux, quoi. Non pas que le monsieur soit mauvais, m'enfin disons qu'il ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

 

Programme

Room Souls

Mama

Big Love (reprise de Fleetwood Mac)

Fletcher Bay

Ghosts

Old Friend

Cold Lot of Day.

 

Anecdotique, donc, surtout avec le raz-de-marée émotionnel qui va bientôt tous nous submerger hommes, femmes et enfants ; aucun ne sortira indemne !

A ce stade, nous savions que le MWE2017 allait se clore avec l'interprétation intégrale de l'opus ".com" paru en 1999. Ma crainte, confortée par celle des autres prévisions, était que nous allions subir des bandes sons pour l'interprétation des passages cuivrés de l'album, et que le reste de la soirée serait fait de bric et de broc. EH BIEN J'AVAIS TOUT FAUX ! Marillion a une nouvelle fois su surprendre son public incrédule et lui procurer les meilleures sensations !!!

 

 

MARILLION / 20h30-23h15 au chapiteau principal.

Les rideaux rouges sont fermés. La lumière se tamise. Des images sont diffusées sur les écrans latéraux ; elles s'inspirent de la photo de couverture de l'album ".com".

Soudain première surprise, deux femmes apparaissent de chaque côté de la scène portant sur leurs bras un ordinateur portable ouvert, comme sur ladite couverture ! Là on se dit, wouhaou, sympa les gars ; ils ont fait un bel effort en recrutant ces poupées impassibles !

C'est alors que les rideaux s'entrouvrent à moitié laissant apparaitre … un vrai quatuor de cordes, composé de femmes vêtues de baroques robes et perruques ! Un choc, une émotion immense s'empare alors de tout le public dont on entend les exclamations admiratives au-dessus de la musique !!! De mon emplacement je vois le sourire malicieux de Rothery, manifestement content de son coup, alors qu'il est encore caché derrière le rideau qui ne s'ouvrira qu'ensuite, histoire de laisser déguster l'instant magique ! (Par la suite j'apprendrai que ce quatuor ne nomme "In Praise of Folly", il jouera de nouveau à Leicester, puis le 10 octobre au Zénith de Paris)

Un éclairage particulièrement lumineux et somptueux s'impose à nos yeux émerveillés et pleins d'étoiles !!! Le son est tout simplement parfait. Je n'en crois pas ni mes yeux ni aucun de mes sens, c'est juste incroyable d'assister à cette démesure.

 

Et je ne suis pas au bout de mes émotions, car au terme de ce "A Legacy" d'anthologie, Hogarth annonce que ce soir il y a des invités ! Pour le deuxième titre ("Deserve") ce ne sont pas des bandes-sons mais bel et bien de vrais cuivres qui viennent sur la scène magnifier un concert déjà historique ! Je suis alors carrément débordé par l'émotion et je me remets à chialer comme un gosse qui aurait reçu son cadeau tant espéré !! J'en bafouille, je hurle ma satisfaction à ma p'tite Fée, je frôle l'hystérie (sans l'atteindre toutefois, mais ce fut dur de rester digne). Et je ne suis pas le seul (ce n'est pas une excuse me direz-vous, certes mais ça me rassure !).

 

Marillion a donc eu la bonne idée et l'opportunité d'inviter Phil Todd, et Neil Yates ayant collaboré avec eux en studio.

Phil Todd est un saxophoniste de jazz, anglais, qui avait déjà joué sur la chanson "Berlin" de Marillion, dans leur album "Seasons End" (1989). Il a également joué du saxophone sur leur chanson "This Strange Engine", dans l'album éponyme (1997). Impliqué dans les musiques de films.

Neil Yates est un trompettiste de jazz, anglais lui aussi, qui avait joué sur l'album ".com" (1999). Investi dans la composition, l'enseignement musical et plusieurs styles musicaux.

 

Alors que Yates joue en sourdine de notre côté sur le bord de la scène (nous sommes donc quasi à ses pieds), Todd est placé à l'opposé (côté Rothery). Un pur régal à mes oreilles de modeste cornettiste !

Les titres s'enchainent avec brio. Hogarth est fidèle à lui-même, mais puissance dix ce soir ; il jubile. Hogarth saute, se sent pousser des ailes. Mais, alors que "Built-in Bastard Radar" est en cours, Hogarth disparait soudainement dans une chute qui effraie les témoins ! Il n'a pas vu un espace étonnamment béant sur le côté Rothery de la scène.

Eberlués, les musiciens ne s'arrêtent pas tout de suite, imaginant sans doute revoir leur ami réapparaitre rapidement. Mais la course des techniciens refroidit vite tous les esprits. Tous, nous craignons le pire. Un silence lugubre a envahi la salle. Les musiciens sont blêmes. Après quelques interminables minutes, Lucy vient rassurer le public ; H est certes commotionné mais il se remet de ses émotions et va revenir ! Soulagement général !! (Il s'en sortira juste avec des cotes fêlées semble-t-il, et j'imagine sans doute un orgueil blessé). L'incident aura duré un petit quart d'heure.

L'insolent revient en fanfaronnant : "alors il y avait un trou !"

 

Dommage mais le titre interrompu ne sera pas repris ; il était interprété pour la première fois depuis 2007. On enchaine avec "Tumble Down the Years" pour l'interprétation duquel, c'est au tour de John Helmer de rejoindre le groupe sur scène ! John Helmer, après le départ de Fish et avant que Hogarth ne s'affirme à l'écriture des textes, avait contribué à l'écriture de quelques morceaux durant une décennie jusqu’à ".com". L'hommage que lui rend le groupe aujourd'hui est donc d'autant plus honorable. Encore une marque de reconnaissance chez Marillion, décidément … L'invité n'hésite donc pas à venir chanter quelques paroles au micro de H, tout en accompagnant à la guitare.

Le quatuor de corde, débarrassé de ses costumes cette fois, revient pour accompagner un sublime "Interior Lulu"!

L'avalanche de plaisirs auditifs n'en finit pas de nous submerger lorsque le délicieusement jazzy "House" permet au trompettiste Yates de revenir pour mon plus grand bonheur et clore ainsi l'hommage à ".com".

Mais la soirée est loin d'être terminée puisque Marillion nous propose de merveilleux titres issus de six autres albums de leur répertoire.

Notons que Yates revient sur "Berlin" ; encore un privilège pour nos sens car lors du Marillion-Weekend 2009 (Out of Season) le saxo était remplacé par une bande-sons ! Mais voilà qu'approche déjà, hélas, la fin de concert avec le dernier titre "King" lui aussi d'une grande beauté, nuancé, délicat et énergique.

 

Le premier rappel permet à Todd de revenir également sur "This Strange Engine".

 

Un second rappel est l'occasion de rendre hommage à Lucy Jordache, compagne d'Ian et surtout organisatrice de ce magnifique weekend, à qui "Real Tears for Sale" est dédié !

 

Le troisième et dernier rappel me comble une fois de plus de bonheur car c'est le cinquième volet de "The Leavers - One Tonight" !!! Avec ce fameux final sur lequel explose une masse colossale de confettis rouge blanc et bleu (couleurs nationales des néerlandais, pour ceux qui n'auraient pas tout suivi, et j'en connais au fond de la classe !). A cet instant les sentiments se mêlent, la joie immense d'avoir assisté à un grand moment et la tristesse de le voir se finir …

 

Programme

A Legacy (avec un quatuor de cordes) (marillion.com)

Deserve (avec Phil Todd et Neil Yates) (marillion.com)

Go! (avec un quatuor de cordes) (marillion.com)

Rich (marillion.com)

Enlightened (marillion.com)

Built-in Bastard Radar (tronquée à cause de la chute de H) (marillion.com)

Tumble Down the Years (avec John Helmer invité à la guitare) (marillion.com)

Interior Lulu (avec un quatuor de cordes) (marillion.com)

House (avec Neil Yates) (marillion.com)

 

Splintering Heart (Holidays in Eden)

Berlin (avec Phil Todd) (Seasons End)

King (Afraid of Sunlight).

 

RAPPEL :

This Strange Engine (avec Phil Todd) (This Strange Engine)

 

RAPPEL 2 :

Real Tears for Sale (dédié à Lucy Jordache et tous les invités) (Happiness Is the Road)

 

RAPPEL 3:

The Leavers: V. One Tonight (Fuck Everyone and Run).

 

Le public, d'abord abasourdi, stupéfié par cette déferlante qui vient de nous tomber dessus, se défoule au son des enceintes qui émettent puissamment "Hocus Pocus" une chanson fétiche de FOCUS que nos amis bataves semblent apprécier particulièrement. Ainsi, la fête semble artificiellement continuer dans la salle ; nous avons tous le sourire figé et l'esprit évidement à quelques mètres au-dessus de nos têtes ! "You can go your own way" de FLEETWOOD MAC nous rappelle que nous allons tous partir le lendemain prenant chacun nos propres chemins …

 

A partir de 23h30, il y avait un nouveau rockaoke mais avec nos nouveaux amis de la Convention nous avons préféré partager nos émotions encore incandescentes autour d'une dernière mousse !

Il est bien tard lorsque le moment de regagner nos humbles demeures est arrivé ; demain il nous faudra débarrasser les bungalows avant 10 heures et donc se lever pas trop tard.

 

 

LUNDI 27 MARS 2017.

Le lever de corps est d'autant plus pénible qu'il s'agit de ranger le bungalow avant de rembarquer notre barda pour rentrer chacun dans nos régions.

Le cœur serré, et disons-le en tirant une gueule des mauvais jours, on préfère en finir et c'est bien avant 10 heures que nous décidons de quitter nos nouveaux amis en se promettant de se revoir (au plus tard) dans deux années …

 

A LA MAISON.

Que conclure d'une telle expérience ? Je finis ce récit plusieurs jours après notre retour et je n'ai toujours pas le sentiment d'avoir tourné la page … Ce modeste récit a surtout vocation à inscrire les grandes lignes des évènements afin de soutenir ma propre mémoire. Il me semble juste vain de vouloir transcrire toute la masse d'émotions, de sentiments, de bonheurs que nous avons vécu pendant ces quatre jours. Notre film, une fois monté, nous aidera à en conserver quelques images.

L'organisation sans faille de cette Convention fut un paramètre indéniable de réussite. Il faut souligner le talent de Lucy et de son équipe qui a su coordonner toutes les étapes qui se sont articulées à merveille. Laissant aux participants un fort sentiment de bien-être et de convivialité hors norme. Les artistes ont été respectés, autant que le public ; la disponibilité, l'accessibilité des uns et le respect des autres ont contribué à rendre cette rencontre inoubliable.

A la lecture des avis recueillis, sur les réseaux sociaux notamment, il semble bien que le sentiment général soit la satisfaction totale. Bon, évidement j'aurais préféré que cette édition fût filmée pour parfaire et immortaliser l'impression mais bon …

Cette Convention aurait pu tourner au drame avec la chute de H, mais finalement ce ne fut qu'un rebond de plus dans une suite d'explosions d'émotions.

Voilà c'est fini, mais nous en redemandons. Hélas, pour en arriver là, il nous faudra encore vieillir de deux ans et surmonter les tracas et les aléas de la vie…

 

 

Comme à leur habitude, les membres de Marillion ont tenu à faire part de leur sentiment post événement :

 

Le 31 mars 2017, 14:15.

From Mark, Pete and H (and Steve and Ian echo the sentiments!)

 

"There were too many highlights to mention but I’ll pick a few of my favourites. There was the surprise smorgasbord set on the Friday night that had everyone trying to guess what the theme was (there wasn’t one) unless you call it "Acoustic Bobsleigh Sandwich” where the bread was a fine mixture of old and seldom heard favourites and the filling morphed from “h natural” thru "Los Trios” and into “Marillion Bobsleigh”

 

On Saturday everyone guessed we would play all of FEAR but seeing the crowd bouncing up and down as one as we played through a selection of Clutching At Straws heavy vintage Marillion was just like the old Marquee days. We were all young again for an hour. Then fast-forward to 2017 and the fear album was a tour de force to end the night and leave everyone wanting more.

 

Again, everyone was expecting Dot Com but to see the looks on peoples faces as the curtains opened and the sublime sight and sound of the string quartet playing the familiar but fresh opening bars of A Legacy was unforgettable

 

It was great to have so many fine guest musicians on stage with us too.

We were blessed with the finest weather ever at PZ and even the fun run was fun!

 

I’m already looking forward to the next one.

Mark"

 

 

"Well what an amazing weekend that was. The fine weather coupled with the extra day seemed to add to the laid back and convivial atmosphere all round the park. I can't even put into words the reaction I got from everyone I met regarding the three nights.

If I had to choose the evening I enjoyed the most I'd probably say Saturday, purely because we've all been waiting so long to play F E A R in its entirety and I can see The Leavers becoming our new must play classic in the near future.

After each convention fans come up to me and say "that was the best one yet"

You know what, I think this time it really was.

Thank you all.

Pete"

 

 

"Not sure I could add to that apart from to say that I used up yet another life and I really must get out of the habit of almost having to leave Ouddorp before the end, in an ambulance.

Cracking weekend (I’m not just talking about my ribs).

h"